Cet article est proposé conjointement par Loisir et Sport Abitibi-Témiscamingue et la Direction de santé publique du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Abitibi-Témiscamingue (CISSSAT) aux gestionnaires et organisateurs publics et privés d’activités de loisir, de sport, de plein air et d’activité physique.

Aide à la prise de décision

Les récentes annonces liées au déconfinement faites par le gouvernement du Québec ont de quoi réjouir les adeptes d’activités de sport et de loisir de toutes sortes. Rappelons cependant que l’urgence sanitaire est encore en vigueur au Québec, jusqu’à nouvel ordre. Cette mesure exceptionnelle nous oblige à revoir nos façons de faire et à bien analyser les bénéfices ainsi que les risques liés à la reprise de certaines activités. Une résurgence de la COVID-19 amènerait un ralentissement, voire un recul dans le déconfinement actuel.

Pour les gestionnaires et organisateurs, l’interprétation des règles peut s’avérer délicate. Plusieurs références sont disponibles. Comment s’y retrouver? Quelles sont les responsabilités de chacune et chacun? Quoi prendre en considération au moment de décider de la tenue ou non d’une activité?

Voici une mise en situation pour aider la prise de décision de reprendre ou ne pas reprendre une activité:

Un organisme souhaite tenir une activité culturelle dans un parc municipal. En toute bonne foi, l’organisme mentionne avoir pris connaissance des directives en vigueur et prévoit les respecter.

Avant d’autoriser la tenue de l’activité, il faut se demander si l’organisateur serait en mesure de répondre positivement à l’ensemble des questions suivantes une fois l’activité tenue :

  • Le nombre de personnes présentes lors de l’activité était-il contrôlé et contrôlable? Cela inclut autant les participants attendus que les attroupements spontanés et les curieux qui pourraient s’installer en périphérie du site.
  • Aviez-vous mis en place les mesures sanitaires requises (distance, hygiène…)?
  • Y avait-il une façon de s’assurer que la règle de distanciation physique était respectée par l’ensemble des personnes présentes, et ce, tout au long de l’activité?
  • Avez-vous accès à l’identité et aux coordonnées de l’ensemble des personnes présentes?
  • Aviez-vous un moyen de ne pas permettre l’accès aux gens qui présentaient des symptômes de la COVID-19?

La raison justifiant ces questions est simple : il est primordial que les organisateurs d’une activité en contrôlent les paramètres afin de diminuer le plus possible le risque de propagation. Surtout, il doit-être possible de retracer rapidement un cas de COVID-19 et les personnes qui ont été en contact avec celui-ci, afin de limiter au maximum le nombre de personnes qui devront être placées en isolement. Si la réponse aux questions est non, la dispersion de la maladie dans la population serait plus rapide et le nombre d’individus en isolement beaucoup plus important.

Quelques clarifications sur les rôles et responsabilités

Le décret du gouvernement du Québec concernant l’urgence sanitaire a notamment le pouvoir d’édicter la nature des activités permises, les règles qui encadrent les comportements des citoyens (tant dans la sphère privée que dans la sphère publique) et les rôles attendus des différentes parties prenante le cas échéant.

La direction générale de santé publique a, en outre, la responsabilité de protéger la santé de la population et le mandat de conseiller le gouvernement sur les mesures nécessaires à mettre en application.

Les associations et fédérations provinciales sont invitées à développer des outils d’accompagnement à l’intention de leurs membres afin de soutenir la reprise des activités. Ces outils ne peuvent se soustraire au cadre édicté par le décret du gouvernement. Il peut arriver qu’un cadre de référence dise autre chose que le décret, mais c’est toujours ce dernier qui a préséance.

La municipalité a des pouvoirs sur son territoire, sur ses installations (extérieures et intérieures) et sur ses services suivant l’encadrement de la loi et du décret sur l’urgence sanitaire. Elle peut donc permettre, contraindre ou interdire l’accès aux éléments qui sont à sa charge. Par exemple, une municipalité pourrait limiter l’accès à son terrain de balle par un club en exigeant le dépôt d’un plan et l’engagement écrit des responsables à le respecter, et ce, même si le club n’est pas lié à une fédération.

L’organisme, le club, l’association locale, la ligue, etc., ont la responsabilité d’appliquer les recommandations afin de protéger leurs membres, participants, employés et bénévoles. Pour ce faire, ils peuvent se référer aux documents spécifiques émis par les associations ou fédérations provinciale ou, minimalement, s’inspirer du cadre de pratique général émis par le gouvernement (disponible en cliquant ici (PDF)).

Le citoyen a pour sa part la responsabilité de prendre les mesures nécessaires pour protéger sa santé et celle des autres. Par exemple, il est contraint par la loi de demeurer chez lui en isolement s’il est porteur de la COVID-19. Il devient alors très important pour les organisateurs de proposer aux participants à leurs activités des directives claires.

En résumé, les activités régulières en loisir, sport et plein air qui peuvent reprendre doivent être conforme aux règles et mesures édictées. Pour que ce soit efficace, chacun doit assumer sa responsabilité.

Soutien-conseil et accompagnement

Loisir et Sport Abitibi-Témiscamingue est en mesure de soutenir et d’accompagner les municipalités, clubs et associations dans la reprise de leurs activités de loisir, de sport, de plein air et d’activité physique. Son équipe de conseillers et conseillères en loisir est disponible et attentive aux besoins particuliers émanant de cette situation particulière.

Pour nous joindre :
819 825-2047
[email protected]
Répertoire du personnel

La direction régionale de santé publique peut également collaborer avec les associations, clubs, municipalités, organismes et entreprises afin de les aider à comprendre le cadre du décret et proposer des mesures. Elle n’a pas le pouvoir de permettre ou d’interdire une activité qui n’est pas sous sa juridiction.

Pour nous joindre :
[email protected]